27 avril 2010

Une corporation russe pourrait devenir copropriétaire d’un producteur français de microélectronique

La corporation Rosnano, spécialisée dans le développement des nanotechnologies, est en pourparlers pour le rachat de parts dans la société française Altis Semiconductor, fabricant de semi-conducteurs. C’est la proposition qu’a reçu récemment la société russe AFK Systema, lit-on mercredi dans le quotidien Vedomosti.
Cette société, qui relève d’une des corporations publiques russes, annoncera bientôt le rachat d’Altis, a fait savoir une source proche du participant à cette transaction. Cette société intéresse Rosnano, affirment les dirigeants du producteur russe d’électronique et une source au sein de Rosnano. Certes, selon cette dernière, les pourparlers en sont au stade initial.
Dès l’automne dernier, le président Dmitri Medvedev avait conseillé aux corporations publiques d’investir dans l’achat d’entreprises innovantes à l’étranger, rappelle un fonctionnaire du Kremlin. Dans ce contexte, la transaction entre Rosnano et Altis a été mentionnée lors d’une récente réunion de la commission pour la modernisation comme exemple positif, affirme un autre fonctionnaire de l’administration présidentielle.
Ce n’est pas la première fois que les Russes manifestent leur intérêt pour Altis. En 2007, ses actionnaires (le producteur allemand de puces Infineon et l’américain IBM) avaient décidé de vendre cet actif et annoncé même la transaction avec Advanced Electronic Systems contrôlé par la holding russe Global Information Services. Mais la transaction n’a pas eu lieu, écrit Infineon dans son rapport pour l’année 2009. Un peu plus tôt, le producteur russe de puces électroniques Angstrem avait également essayé de racheter Altis, mais avait jugé trop élevé le prix de 350 millions d’euros.
Les actionnaires d’Altis cherchent jusqu’à présent à vendre cet actif et espèrent le faire dans le premier semestre de 2010, lit-on dans le rapport d’Infineon. L’année dernière, le russe AFK Systema avait tenté d’obtenir 51% des parts d’Infineon mais le gouvernement allemand n’avait pas approuvé cette transaction. En échange il lui avait été proposé de racheter Altis pour 150 à 200 millions d’euros. Les représentants d’Infineon et d’Altis n’ont pu fournir hier d’informations supplémentaires.
Selon le dirigeant d’un des producteurs d’électronique, AFK Systema manifeste toujours un intérêt pour Altis. Une source au sein du consortium Sitronix, une filiale d’AFK, affirme savoir que Systema a récemment reçu une proposition quant au rachat d’une part minoritaire d’Altis. Il s’agit de moins de 25% des parts de la société française dont le rachat permettrait à Sitronix d’effectuer des recherches en se basant sur les technologies d’Altis et d’accéder au marché européen de l’électronique. Le porte-parole de Systema s’est abstenu de tout commentaire officiel.
Les derniers renseignements sur le chiffre d’affaires d’Altis ont été affichés en 2007 (450 millions d’euros). En 2009, Infineon a réduit ses pertes de 130 millions d’euros, dont la majeure partie est revenue à Altis.
le 31 mars 2010

4 commentaires:

Anonyme a dit…

que doit on comprendre de cet article!! rachat ou pas rachat d'ALTIS? cela est très long et le PSE que devient il?

Anonyme a dit…

bon tout ça c'est bien beau, mais moi j'aimerais que vous publiez la lettre à l'inspection du travail pour faire interdire no limit. c'est marrant mais en janvier vous avez pas hésité à publier la lettre aux actionnaires..... d'ailleurs sans réponse à la différence de celle du secrétaire du CE!!! un peu de courage, m... j'ai dit un gros mot, vous concernant.

Anonyme a dit…

C'EST BIEN D'AVOIR FAIT TAIRE LE PSEUDO SYNDIC NO LIMIT, MAIS JE TROUVE BIZARRE QUE MES COMMENTAIRES ET CEUX DE BON NOMBRES D'OPERATEURS QUI VOUS SOUTIENNENT SOIET PAS PUBLIES. AURIEZ VOUS HONTE DE VOS ACTIONS? MERCI DE REPONDRE OU DE PUBLIER (ENFIN)

Anonyme a dit…

y'à rien à comprendre les blablabla ça fait 4 ans qu'on les entends!!!!!