31 mars 2008

Drôle de façon de remotiver les troupes.

Faut il comprendre qu'Altis n'a plus de reconnaissance pour les salariés qui pouvaient croire au projet industriel.

Après les avoir forcé à se prononcer sur un projet industriel, des horaires n'ayant pas eu l'unanimité, une situation d'attente plus que longue et incertaine, la récompense est tout autre: dégradation des conditions de travail par la crainte de recevoir un avertissement.

Pour la CFTC cette pratique n'est pas en cohérence par rapport à notre quotidien : qu'allons nous devenir ?

Chacun a des droits et des devoirs, il nous semble simplement que les moyens mis en oeuvre ne sont pas en adéquation avec la situation du jour.

Le devoir de la CFTC reste celui :
de vous représenter,
de vous assister,
de vous conseiller,
de vous défendre.

La CFTC a déjà alerté la direction sur ces comportements, à croire qu'il y a des quotas de fixés.

26 mars 2008

Les Russes acquièrent de la technologie dans les semi-conducteurs.


En plus de l’achat d’Altis par GIS :

Alliance de Mikron (le plus grand fabricant de semi conducteur en Russie) avec ST Microélectronics pour faire du 0.18µ avec des lancements maintenus sur le premier trimestre 2008 avec ensuite des technos allant jusqu’au 65nm.

Alliance Angstrem T avec AMD pour des lancements fin 2009 dans des process 0.13µ avec comme projet le 90nm et le 65nm en 2010.

Début de fabrication en avril 2008 en Biélorussie financé par l’état Russe en techno 0.35 µ.

Et même le salon SEMICON organisé à Moscou en juin 2008.

20 mars 2008

CE du 20 mars 2008




Reprise d'Altis: A L'EST RIEN DE NOUVEAU!




Il semblerait qu'il n'y ait aucun point de blocage. La CFTC a fait remonter l'inquiétude des salariés et a donc demandé à la direction de communiquer officiellement.




Concernant la politique de management : "les règles seront strictement appliquées". Une démultiplication sera faite dans les jours prochains à l'ensemble de la production et de la maintenance.






18 mars 2008

Enfin des infos!



Le jeudi 20 mars 2008 se tiendra un CE. Lors de celui ci il sera demandé un point sur la vente d'Altis mais également un point sur la politique de management en ligne de production.

07 mars 2008

Article du 4 mars 2008 de l'Express : Heureux comme Russes en France

Quand, en août 2007, les 1 500 employés d'Altis Semiconductor apprennent qu'ils vont être vendus à un groupe russe, ils éprouvent un sentiment de soulagement et de surprise. Certes, l'annonce par les deux actionnaires, IBM et Infineon, met fin à de longs mois d'incertitudes quant à l'avenir du site de Corbeil-Essonnes. Mais les syndicats s'interrogent :
http://www.lexpress.fr/info/monde/dossier/russie/dossier.asp?ida=467469&p=1

19 février 2008

REPRENEUR: "WAIT AND SEE"

La direction a tenu le même discours que celui en préfecture le 14 février dernier. Le rachat d’Altis n’est pas un processus de rachat normal, à cause notamment du rachat de la propriété intellectuelle. De ce fait la direction souhaite sécuriser en tout point le rachat d’Altis, s’assurer du rachat des IPs, rassembler les fonds pour passer à la signature proprement dite du rachat.

La direction affirme que le retard pris dans la signature ne serait lié qu’à des retards administratifs provenant de Russie. La même direction garantit que la position actuelle d’IFX, n’a aucun impact sur le rachat d’Altis. Il n’y a aucun changement concernant "l’agreement Wafer" , ni aucun report dans le temps, de la charge suite au retard de la signature.

La CFTC a demandé à la direction de ne pas mettre en place les horaires avant septembre de façon à ce que chacun (salariés et managers) puissent s’organiser pour les vacances, ceci afin d’éviter des problèmes si le changement d’équipe devait être effectif en juin.

En résumé pas de point majeur de blocage. Cela suit son cours. A la question : « la direction est-elle en position d’assurer que la signature s’effectuera bien », la direction ne s’engage pas, mais attend cette dernière dans quelques semaines.

Après avoir été taxée d’alarmiste, la CFTC continuera dans sa démarche de recherche d’information et de communication, contrairement à une position d’accompagnement.

08 février 2008

Le marché sanctionne lourdement les pertes d'Infineon

BOURSE/Francfort: le Dax rechute (-1,66%), Infineon dévisse (-13,6%)
Plus grosse perte du Dax, Infineon s'est effondré (-13,59% à 5,79 euros). Le fabricant de semi-conducteurs a été comme prévu plombé par sa filiale de mémoires Qimonda et a essuyé une lourde perte au premier trimestre de son exercice fiscal en cours, de 396 millions. Ses prévisions plutôt pessimistes pour l'ensemble de l'exercice ont été une déception de plus pour les investisseurs.

Autres liens :
Les puces pour mobiles d'Infineon encore déficitaires

Encore déficitaire en 2008 !

07 février 2008

Usine numérique : lancement du second volet

Le Groupe Thématique Outils de Conception et Développement de Systèmes du Pôle System@tic vient de lancer mi-janvier le second volet du projet Usine Numérique.

Cette seconde phase du projet Usine Numérique du Pôle System@tic, d’un montant de 14,3 millions d’euros, dont 5,2 M€ de financement public, est prévu pour une durée de 18 mois. Elle regroupe 14 partenaires industriels : Altis Semiconductor ; CIMPA ; Dassault Aviation ; Dassault Systèmes ; EADS ; EDF ; Euraltech Contrôle ; Ilog ; M2M ; PDF Solutions ; Realviz ; Regienov-Renault ; Snecma ; Spring Technologies ; ainsi que 8 établissements de recherche et/ou d'enseignement supérieur : CEA ; ENS de Cachan ; ESPCI/LOA ; Inrets ; Inria ; LCPC/MV ; SERAM ; Supelec. Il est piloté par Bernard Boime, Chef du Département Ingénierie et Technologies de l'information chez EADS.

Dans la continuité du premier projet Usine Numérique, ce second volet poursuit les objectifs suivants :
- La gestion des bases de données nécessaires à la mise en œuvre de grandes simulations de l’usine ;
- La mise en œuvre du travail collaboratif entre l’usine et ses fournisseurs ;
- La gestion des vues multi-échelles ;
- Le rapprochement du monde réel de l’usine avec le monde virtuel, en traitant en particulier les impératifs de temps réel en simulation et les variations réalistes des modèles ;
- D’intégrer dans le modèle de simulation un humain virtuel, au comportement physique et cognitif le plus réaliste possible.

« Ce second volet des travaux sur l'usine numérique marque une étape importante dans la ‘‘roadmap’’ que s'est fixée le consortium. Dans l'environnement d'une architecture de base de données partagées, il va permettre de développer la simulation associant réel et virtuel et en conséquence les problèmes liés au temps réel. La labellisation d'une seconde tranche concrétise la dynamique qui s'est installée dans le projet, et a permis entre autres, l'introduction de nouvelles PME », estime Bernard Boime.

Le projet va suivre trois phases principales :
- L’usine virtuelle étendue et collaborative : il s’agit de développer les concepts de l'Usine Numérique sur bases de données, avec gestion des versions, du cycle de vie et de la configuration ;
- L’intégration virtuel/réel : l’objectif est de développer un modèle réaliste et précis, intégrant en temps réel les variations du modèle réel : Modélisation réaliste ; d’ordonnancement et resynchronisation avec le monde réel ; détection en temps réel de défaillance ; intégration du CND en ligne ; modélisation fine des processus d’usinage ; prise en compte du tolérancement… ;
- L’humain virtuel et la réalité virtuelle : il s’agit de modéliser les comportements cognitifs complexes pour reproduire fidèlement : postures et gestes techniques (préhension de pièces rigides ou déformables…) ; les situations multicontacts. Enfin, il faudra développer des interfaces intuitives de pilotage de l’humain virtuel.

Pour en savoir plus : http://www.systematic-paris-region.org/index.php?pge=30

31 janvier 2008

DROIT D'ALERTE

La C.F.T.C Altis adresse la demande suivante aux élus du Comité d’Entreprise :

" Face à l’absence de réponse de la part de la direction à la question posée par la CFTC : « ou en est la signature du repreneur ? » et devant les événements qui touchent Infinéon, principal actionnaire d’Altis et responsable de la charge sur les deux années à venir, la CFTC demande au CE d’engager une procédure d’alerte en vertu de l’article L.432.5 :

« Lorsque le comité d’entreprise a connaissance de fait de nature à affecter de manière préoccupante la situation économique de l’entreprise, le Comité d’Entreprise peut demander à l’employeur des explications. »

Les questions

1- Quels sont les éléments qui retardent cette signature de rachat d’Altis par G.I.S ?
2- Le supply agrément Wafer devant garantir la production sur les 2 ans à venir est-il toujours d’actualité ?
3- Cette charge devant garantir l’activité des 2 ans à venir, le décalage de la signature fera-t-il glisser ces 2 ans de garantie de charge dans le même temps ?
4- Quel est l’impact direct et quelles sont les conséquences, de cette débâcle financière d’Infinéon ?Au regard de la gravité et de la complexité de la situation, d’autres questions seront posées au travers du droit d’alerte. "

25 janvier 2008

Les pertes de Quimonda plombent Infinéon

Qimonda: les pertes plus importantes que les ventes au premier trimestre

La filiale de mémoires du fabricant de semi-conducteurs Infineon s'est encore enfoncée dans le rouge au premier trimestre de son exercice 2007/08 (clos au 31 décembre), affaibli par la forte baisse des prix. La perte nette a doublé et atteint 598 millions et elle est supérieure au chiffre d'affaires!

24 janvier 2008

SUPPRESSION D' INTERNET !

Suite à la suppression d'internet en ligne de production, la motion suivante a été déposée à la direction:

Motion demandant à la direction la réouverture de l’accès à Internet au personnel de production :


Le 8 janvier 2008, la direction a mis fin unilatéralement à un usage d’entreprise pour une grande partie du personnel. Depuis cette date, en effet, le personnel de production n’a plus accès à Internet à son poste de travail, contrairement au personnel d’encadrement et au personnel dit « indirect ».

Or l’utilisation d’Internet les jours de semaine par l’ensemble du personnel est un usage établi à Altis depuis de nombreuses années. Mais qu’est-ce qu’un usage ?

L'usage correspond à une pratique habituellement suivie dans l'entreprise et prend la forme d'un avantage supplémentaire accordé aux salariés par rapport à la loi, la convention collective ou le contrat. Cet avantage n'est pas nécessairement direct ni pécuniaire.

Pour qu'une pratique d'entreprise acquière la valeur contraignante d'un usage, dont les salariés pourront se prévaloir, certaines conditions définies par la jurisprudence doivent être remplies. Il est en effet nécessaire que la pratique soit constante, générale et fixe. Ce qui est évidemment le cas de l’accès à Internet sur le site.

Au même titre que les accords collectifs de travail ou que le contrat de travail, l'usage d'entreprise s'impose à l'employeur qui est tenu de l'appliquer tant qu'il ne l'a pas régulièrement dénoncé, car l’application de l’usage ne dépend que de la seule volonté de l’employeur. La dénonciation, pour être valide, doit reposer sur un motif licite.

Ainsi, pour que l'employeur puisse valablement dénoncer un usage, il doit, chronologiquement :
- informer les institutions représentatives du personnel (CE ou à défaut DP) ;
- informer individuellement chaque salarié ;
- respecter un délai de prévenance suffisant.

Ce délai a pour finalité de permettre l'engagement d'une négociation collective pour proposer des solutions alternatives. Vous n’avez respecté aucune de ces 3 formalités, principalement l’information des institutions représentatives du personnel, ce qui est constitutif d’un délit d’entrave.

Toutefois, si la direction contestait ce droit d’usage pourtant, me semble-t-il, évident, je lui rappellerais l’article L.120-2 du Code du travail qui ne laisse place à aucune ambiguïté : Article L. 120-2 du Code du travail : « Nul ne peut apporter aux droits des personnes et aux libertés individuelles et collectives de restrictions qui ne seraient pas justifiées par la nature de la tâche à accomplir ni proportionnées au but recherché. »

Or, en l’espèce, la Direction , en supprimant l’accès à Internet à la population « directe » du site, apporte des restrictions injustifiées à plusieurs libertés et droits fondamentaux tels que l’égalité, le droit à l’information, le droit d’expression etc…..

C’est pourquoi le comité d’entreprise demande à la Direction de rendre sans délai l’accès à Internet à son poste de travail au personnel direct.

14 janvier 2008

Première réunion GPEC

La première réunion a consisté à expliquer les modalités et la mise en place des groupes de travail au nombre de 13 (correspondant aux corps de métiers présents chez Altis) qui devraient déboucher sur la cartographie des métiers définissant les futurs besoins d'Altis en terme d'emploi et compétence.

Prochainement la direction rencontrera le management afin que celui-ci puisse vous retransmettre les informations nécessaires sur le fonctionnement et les différentes modalités de la GPEC. Lors d'un entretien individuel, différent de celui des objectifs, chaque salarié pourra émettre ses souhaits en terme de développement de carrière.

11 janvier 2008

Lettre ouverte

Mr le Directeur,

Depuis mercredi matin nous avons pu constater que suite à l’inauguration de la nouvelle salle de pause, l’accès à l’internet se fera 7J/7 et 24H sur 24 mais uniquement depuis les 14 postes de la salle informatique attenante.

Nous reconnaissons l’écoute de la direction au niveau de nos revendications de longue date sur les périodes d’ouverture d’accès à l’internet. Nous avons constaté que l’ergonomie des postes était satisfaisante en terme d’isolement.

Néanmoins, la suppression des accès en ligne de production nous pose les interrogations suivantes :
· Comment l’utilisation des postes va-t-elle pouvoir se faire en fonction du nombre de personnes en ligne de production et des plages de pauses possibles ? Nous évaluons en effet que le temps disponible par personne ne pourra excéder 15 mn en moyenne.
· Cet état de fait risque de conduire à des situations conflictuelles entre salariés et qui demanderaient aux managers de jouer le rôle de médiateur, une charge supplémentaire impossible à assumer.
· Avec la mise en place de la GPEC, du fait du peu de temps disponible par personne, l’utilisation des outils de recherche sur l’internet dans le cadre de recherche liée au parcours professionnel (recherche d’emploi et de formation) risque d’être encore plus problématique.

Les organisations syndicales CFTC, CGT et FO pensent que les 14 postes sont un complément aux usages qui étaient données avant cette inauguration et vous demandent d’amener une réponse aux points évoqués ci-dessus.

05 décembre 2007

NOS REVENDICATIONS POUR 2008




REVENDICATIONS CFTC pour 2008




Emploi et employabilité :

Ø Revoir ou poursuivre la négociation sur la Gestion Prévisionnelle des Emplois et des Compétences (GPEC) avec un accord et des moyens sérieux (adaptation au bassin d’emploi).

Ø Suite aux décrets et à l’accord de branche, demande de négociations sur un accord concernant le Droit Individuel à la Formation (DIF).

Ø Mesures favorisant le placement des salariés en mobilité interne par la mise en place d’un nouvel outil de promotion et de publication intranet des ressources internes avec CV, dates de disponibilité et priorité d’embauche. Engagement de publication dans l’intranet de toutes les offres internes et externes (chez les partenaires présents sur le site) à jour.

Ø Demande de règles cohérentes de passage cadre : les salariés occupant un poste de cadre et ayant le niveau d’expérience adéquat doivent passer cadre en 2008 selon des règles précises.

Ø Demande de règles cohérentes de changement de coefficient pour les salariés ayant obtenu leur diplôme après une formation diplômante.


Egalité Professionnelle :

Ø Demande de négociations sur un accord, après réflexion de la commission égalité professionnelle, et en cohérence avec l’accord national interprofessionnel du 1er mars 2004 comme base de départ.


Autres Revendications :

Ø Mise en place d’une politique de rattrapage des écarts anormaux constatés (salaire, ancienneté dans un coefficient) avec reconnaissance des qualifications, de l’expérience et des évolutions de carrières : création d’une commission de suivi que pourrait saisir l’employé.

Ø Mise en place d’un accord définissant les modalités sur l’aménagement des fins de carrières en conservant l’employabilité, et l’expérience des salariés. Création d’un groupe de travail sur la situation des séniors pour mettre en place un dispositif CPA (cession progressive d’activité) avec pour piste du temps partiel sur la base du volontariat avec une couverture financière du manque à gagner.

Ø Mise en place d’un accord définissant les critères de pénibilité.

Ø Mise en place d’une commission paritaire, afin de revaloriser les salaires de toutes les personnes dont l’augmentation sur 3 ans a été inférieure à 3 %.

Ø Mise en place d’une vraie politique salariale, qui ne soit pas limitée uniquement aux compensations du coût de la vie, mais une politique volontariste qui puisse étudier tous les éléments de rémunération :
- Intéressement, participation, prime.
- une vraie réévaluation des grilles d’embauches et des minis garantis.
- de vraies hausses de salaire.

Ø Mise en place d’un accord sur la subrogation.

Ø Négociations sur la hausse de la participation de la direction aux œuvres sociales suite au PSE.

Ø Mise en place d’une prime de transport pour le personnel direct qui ne peut bénéficier des transports en commun du fait de la plage horaire.

Ø Révision pour l’ensemble des salariés des journées d’ancienneté : prendre en compte les critères comme l’ancienneté, l’âge et le poste occupé.

Ø Création d’un compte épargne temps abondé par la direction.
Ø Mise en place d’un accord sur le droit au travail pour les personnes handicapées, contre une simple lettre d’intention à ce jour.

27 novembre 2007

Consultation du CE sur le projet du repreneur




Le cabinet Syndex ainsi que les représentants du ministére de l'économie ont présenté l'analyse du projet de reprise d'ALTIS par GIS
Leur conclusion est que ce projet est structuré, cohérent et présente des perspectives interressantes pour Altis et même si ce projet inclut des risques ceux-ci sont à un niveau raisonnable et compensés largement par les atouts d'ALTIS.
Le repreneur apporte des moyens financiers importants, et donne à ALTIS l’accès à un marché protégé.
Altis est un élément clé du repreneur puisqu'il permet l'accés aux capacités industrielles et techniques disponibles sur le site et ainsi de prendre une avance sur ses concurrents.
Les accords mis en place sécurisent autant que possible la "pérennité" du site.
La consultation du CE a donné un avis favorable au projet