Site d'actualité sociale créé, animé et mis à jour par l'équipe CFTC Altis Semiconductor
19 février 2008
REPRENEUR: "WAIT AND SEE"
La direction affirme que le retard pris dans la signature ne serait lié qu’à des retards administratifs provenant de Russie. La même direction garantit que la position actuelle d’IFX, n’a aucun impact sur le rachat d’Altis. Il n’y a aucun changement concernant "l’agreement Wafer" , ni aucun report dans le temps, de la charge suite au retard de la signature.
La CFTC a demandé à la direction de ne pas mettre en place les horaires avant septembre de façon à ce que chacun (salariés et managers) puissent s’organiser pour les vacances, ceci afin d’éviter des problèmes si le changement d’équipe devait être effectif en juin.
En résumé pas de point majeur de blocage. Cela suit son cours. A la question : « la direction est-elle en position d’assurer que la signature s’effectuera bien », la direction ne s’engage pas, mais attend cette dernière dans quelques semaines.
Après avoir été taxée d’alarmiste, la CFTC continuera dans sa démarche de recherche d’information et de communication, contrairement à une position d’accompagnement.
08 février 2008
Le marché sanctionne lourdement les pertes d'Infineon
BOURSE/Francfort: le Dax rechute (-1,66%), Infineon dévisse (-13,6%)Plus grosse perte du Dax, Infineon s'est effondré (-13,59% à 5,79 euros). Le fabricant de semi-conducteurs a été comme prévu plombé par sa filiale de mémoires Qimonda et a essuyé une lourde perte au premier trimestre de son exercice fiscal en cours, de 396 millions. Ses prévisions plutôt pessimistes pour l'ensemble de l'exercice ont été une déception de plus pour les investisseurs.
Autres liens :
Les puces pour mobiles d'Infineon encore déficitaires
Encore déficitaire en 2008 !
07 février 2008
Usine numérique : lancement du second volet
Cette seconde phase du projet Usine Numérique du Pôle System@tic, d’un montant de 14,3 millions d’euros, dont 5,2 M€ de financement public, est prévu pour une durée de 18 mois. Elle regroupe 14 partenaires industriels : Altis Semiconductor ; CIMPA ; Dassault Aviation ; Dassault Systèmes ; EADS ; EDF ; Euraltech Contrôle ; Ilog ; M2M ; PDF Solutions ; Realviz ; Regienov-Renault ; Snecma ; Spring Technologies ; ainsi que 8 établissements de recherche et/ou d'enseignement supérieur : CEA ; ENS de Cachan ; ESPCI/LOA ; Inrets ; Inria ; LCPC/MV ; SERAM ; Supelec. Il est piloté par Bernard Boime, Chef du Département Ingénierie et Technologies de l'information chez EADS.
Dans la continuité du premier projet Usine Numérique, ce second volet poursuit les objectifs suivants :
- La gestion des bases de données nécessaires à la mise en œuvre de grandes simulations de l’usine ;
- La mise en œuvre du travail collaboratif entre l’usine et ses fournisseurs ;
- La gestion des vues multi-échelles ;
- Le rapprochement du monde réel de l’usine avec le monde virtuel, en traitant en particulier les impératifs de temps réel en simulation et les variations réalistes des modèles ;
- D’intégrer dans le modèle de simulation un humain virtuel, au comportement physique et cognitif le plus réaliste possible.
« Ce second volet des travaux sur l'usine numérique marque une étape importante dans la ‘‘roadmap’’ que s'est fixée le consortium. Dans l'environnement d'une architecture de base de données partagées, il va permettre de développer la simulation associant réel et virtuel et en conséquence les problèmes liés au temps réel. La labellisation d'une seconde tranche concrétise la dynamique qui s'est installée dans le projet, et a permis entre autres, l'introduction de nouvelles PME », estime Bernard Boime.
Le projet va suivre trois phases principales :
- L’usine virtuelle étendue et collaborative : il s’agit de développer les concepts de l'Usine Numérique sur bases de données, avec gestion des versions, du cycle de vie et de la configuration ;
- L’intégration virtuel/réel : l’objectif est de développer un modèle réaliste et précis, intégrant en temps réel les variations du modèle réel : Modélisation réaliste ; d’ordonnancement et resynchronisation avec le monde réel ; détection en temps réel de défaillance ; intégration du CND en ligne ; modélisation fine des processus d’usinage ; prise en compte du tolérancement… ;
- L’humain virtuel et la réalité virtuelle : il s’agit de modéliser les comportements cognitifs complexes pour reproduire fidèlement : postures et gestes techniques (préhension de pièces rigides ou déformables…) ; les situations multicontacts. Enfin, il faudra développer des interfaces intuitives de pilotage de l’humain virtuel.
Pour en savoir plus : http://www.systematic-paris-region.org/index.php?pge=30
31 janvier 2008
DROIT D'ALERTE
" Face à l’absence de réponse de la part de la direction à la question posée par la CFTC : « ou en est la signature du repreneur ? » et devant les événements qui touchent Infinéon, principal actionnaire d’Altis et responsable de la charge sur les deux années à venir, la CFTC demande au CE d’engager une procédure d’alerte en vertu de l’article L.432.5 :
« Lorsque le comité d’entreprise a connaissance de fait de nature à affecter de manière préoccupante la situation économique de l’entreprise, le Comité d’Entreprise peut demander à l’employeur des explications. »
Les questions
1- Quels sont les éléments qui retardent cette signature de rachat d’Altis par G.I.S ?
2- Le supply agrément Wafer devant garantir la production sur les 2 ans à venir est-il toujours d’actualité ?
3- Cette charge devant garantir l’activité des 2 ans à venir, le décalage de la signature fera-t-il glisser ces 2 ans de garantie de charge dans le même temps ?
4- Quel est l’impact direct et quelles sont les conséquences, de cette débâcle financière d’Infinéon ?Au regard de la gravité et de la complexité de la situation, d’autres questions seront posées au travers du droit d’alerte. "
25 janvier 2008
Les pertes de Quimonda plombent Infinéon
La filiale de mémoires du fabricant de semi-conducteurs Infineon s'est encore enfoncée dans le rouge au premier trimestre de son exercice 2007/08 (clos au 31 décembre), affaibli par la forte baisse des prix. La perte nette a doublé et atteint 598 millions et elle est supérieure au chiffre d'affaires!
24 janvier 2008
SUPPRESSION D' INTERNET !
Motion demandant à la direction la réouverture de l’accès à Internet au personnel de production :
Le 8 janvier 2008, la direction a mis fin unilatéralement à un usage d’entreprise pour une grande partie du personnel. Depuis cette date, en effet, le personnel de production n’a plus accès à Internet à son poste de travail, contrairement au personnel d’encadrement et au personnel dit « indirect ».
Or l’utilisation d’Internet les jours de semaine par l’ensemble du personnel est un usage établi à Altis depuis de nombreuses années. Mais qu’est-ce qu’un usage ?
L'usage correspond à une pratique habituellement suivie dans l'entreprise et prend la forme d'un avantage supplémentaire accordé aux salariés par rapport à la loi, la convention collective ou le contrat. Cet avantage n'est pas nécessairement direct ni pécuniaire.
Pour qu'une pratique d'entreprise acquière la valeur contraignante d'un usage, dont les salariés pourront se prévaloir, certaines conditions définies par la jurisprudence doivent être remplies. Il est en effet nécessaire que la pratique soit constante, générale et fixe. Ce qui est évidemment le cas de l’accès à Internet sur le site.
Au même titre que les accords collectifs de travail ou que le contrat de travail, l'usage d'entreprise s'impose à l'employeur qui est tenu de l'appliquer tant qu'il ne l'a pas régulièrement dénoncé, car l’application de l’usage ne dépend que de la seule volonté de l’employeur. La dénonciation, pour être valide, doit reposer sur un motif licite.
Ainsi, pour que l'employeur puisse valablement dénoncer un usage, il doit, chronologiquement :
- informer les institutions représentatives du personnel (CE ou à défaut DP) ;
- informer individuellement chaque salarié ;
- respecter un délai de prévenance suffisant.
Ce délai a pour finalité de permettre l'engagement d'une négociation collective pour proposer des solutions alternatives. Vous n’avez respecté aucune de ces 3 formalités, principalement l’information des institutions représentatives du personnel, ce qui est constitutif d’un délit d’entrave.
Toutefois, si la direction contestait ce droit d’usage pourtant, me semble-t-il, évident, je lui rappellerais l’article L.120-2 du Code du travail qui ne laisse place à aucune ambiguïté : Article L. 120-2 du Code du travail : « Nul ne peut apporter aux droits des personnes et aux libertés individuelles et collectives de restrictions qui ne seraient pas justifiées par la nature de la tâche à accomplir ni proportionnées au but recherché. »
Or, en l’espèce, la Direction , en supprimant l’accès à Internet à la population « directe » du site, apporte des restrictions injustifiées à plusieurs libertés et droits fondamentaux tels que l’égalité, le droit à l’information, le droit d’expression etc…..
C’est pourquoi le comité d’entreprise demande à la Direction de rendre sans délai l’accès à Internet à son poste de travail au personnel direct.
14 janvier 2008
Première réunion GPEC
Prochainement la direction rencontrera le management afin que celui-ci puisse vous retransmettre les informations nécessaires sur le fonctionnement et les différentes modalités de la GPEC. Lors d'un entretien individuel, différent de celui des objectifs, chaque salarié pourra émettre ses souhaits en terme de développement de carrière.
11 janvier 2008
Lettre ouverte
Depuis mercredi matin nous avons pu constater que suite à l’inauguration de la nouvelle salle de pause, l’accès à l’internet se fera 7J/7 et 24H sur 24 mais uniquement depuis les 14 postes de la salle informatique attenante.
Nous reconnaissons l’écoute de la direction au niveau de nos revendications de longue date sur les périodes d’ouverture d’accès à l’internet. Nous avons constaté que l’ergonomie des postes était satisfaisante en terme d’isolement.
Néanmoins, la suppression des accès en ligne de production nous pose les interrogations suivantes :
· Comment l’utilisation des postes va-t-elle pouvoir se faire en fonction du nombre de personnes en ligne de production et des plages de pauses possibles ? Nous évaluons en effet que le temps disponible par personne ne pourra excéder 15 mn en moyenne.
· Cet état de fait risque de conduire à des situations conflictuelles entre salariés et qui demanderaient aux managers de jouer le rôle de médiateur, une charge supplémentaire impossible à assumer.
· Avec la mise en place de la GPEC, du fait du peu de temps disponible par personne, l’utilisation des outils de recherche sur l’internet dans le cadre de recherche liée au parcours professionnel (recherche d’emploi et de formation) risque d’être encore plus problématique.
Les organisations syndicales CFTC, CGT et FO pensent que les 14 postes sont un complément aux usages qui étaient données avant cette inauguration et vous demandent d’amener une réponse aux points évoqués ci-dessus.
05 décembre 2007
NOS REVENDICATIONS POUR 2008
REVENDICATIONS CFTC pour 2008
Emploi et employabilité :
Ø Revoir ou poursuivre la négociation sur la Gestion Prévisionnelle des Emplois et des Compétences (GPEC) avec un accord et des moyens sérieux (adaptation au bassin d’emploi).
Ø Suite aux décrets et à l’accord de branche, demande de négociations sur un accord concernant le Droit Individuel à la Formation (DIF).
Ø Mesures favorisant le placement des salariés en mobilité interne par la mise en place d’un nouvel outil de promotion et de publication intranet des ressources internes avec CV, dates de disponibilité et priorité d’embauche. Engagement de publication dans l’intranet de toutes les offres internes et externes (chez les partenaires présents sur le site) à jour.
Ø Demande de règles cohérentes de passage cadre : les salariés occupant un poste de cadre et ayant le niveau d’expérience adéquat doivent passer cadre en 2008 selon des règles précises.
Ø Demande de règles cohérentes de changement de coefficient pour les salariés ayant obtenu leur diplôme après une formation diplômante.
Egalité Professionnelle :
Ø Demande de négociations sur un accord, après réflexion de la commission égalité professionnelle, et en cohérence avec l’accord national interprofessionnel du 1er mars 2004 comme base de départ.
Autres Revendications :
Ø Mise en place d’une politique de rattrapage des écarts anormaux constatés (salaire, ancienneté dans un coefficient) avec reconnaissance des qualifications, de l’expérience et des évolutions de carrières : création d’une commission de suivi que pourrait saisir l’employé.
Ø Mise en place d’un accord définissant les modalités sur l’aménagement des fins de carrières en conservant l’employabilité, et l’expérience des salariés. Création d’un groupe de travail sur la situation des séniors pour mettre en place un dispositif CPA (cession progressive d’activité) avec pour piste du temps partiel sur la base du volontariat avec une couverture financière du manque à gagner.
Ø Mise en place d’un accord définissant les critères de pénibilité.
Ø Mise en place d’une commission paritaire, afin de revaloriser les salaires de toutes les personnes dont l’augmentation sur 3 ans a été inférieure à 3 %.
Ø Mise en place d’une vraie politique salariale, qui ne soit pas limitée uniquement aux compensations du coût de la vie, mais une politique volontariste qui puisse étudier tous les éléments de rémunération :
- Intéressement, participation, prime.
- une vraie réévaluation des grilles d’embauches et des minis garantis.
- de vraies hausses de salaire.
Ø Mise en place d’un accord sur la subrogation.
Ø Négociations sur la hausse de la participation de la direction aux œuvres sociales suite au PSE.
Ø Mise en place d’une prime de transport pour le personnel direct qui ne peut bénéficier des transports en commun du fait de la plage horaire.
Ø Révision pour l’ensemble des salariés des journées d’ancienneté : prendre en compte les critères comme l’ancienneté, l’âge et le poste occupé.
Ø Création d’un compte épargne temps abondé par la direction.
Ø Mise en place d’un accord sur le droit au travail pour les personnes handicapées, contre une simple lettre d’intention à ce jour.
27 novembre 2007
Consultation du CE sur le projet du repreneur
Le cabinet Syndex ainsi que les représentants du ministére de l'économie ont présenté l'analyse du projet de reprise d'ALTIS par GIS
Leur conclusion est que ce projet est structuré, cohérent et présente des perspectives interressantes pour Altis et même si ce projet inclut des risques ceux-ci sont à un niveau raisonnable et compensés largement par les atouts d'ALTIS.
Le repreneur apporte des moyens financiers importants, et donne à ALTIS l’accès à un marché protégé.
Altis est un élément clé du repreneur puisqu'il permet l'accés aux capacités industrielles et techniques disponibles sur le site et ainsi de prendre une avance sur ses concurrents.
Les accords mis en place sécurisent autant que possible la "pérennité" du site.
La consultation du CE a donné un avis favorable au projet
23 novembre 2007
réunion exceptionnelle du Comité d'entreprise
22 novembre 2007
La rumeur est confirmée l’horaire de type infirmier tel que proposé à ce jour n’est pas conforme à la législation !

Effectivement dans l’horaire nominal il existe une période à 50heures, ce qui dépasse le maximum de 48heures sur une période haute.
C’est un problème de rotation dans l’horaire.
Une solution apparaît déjà : commencer le cycle le mardi ???
A vous de juger de l’impact.
Le groupe de travail (constitué de manager, des syndicats signataires et partisans de l’horaire 12h) a obtenu un délai supplémentaire pour revoir sa copie.
Pour la CFTC, nous rappelons que lors des négociations la direction n’a laissé aucune chance au projet CFTC, et l’a tué après deux réunions, alors que cet horaire était légal, et cadré dans les économies à faire à ce moment.
Délégué syndical c’est un métier et pour la CFTC il faut être professionnel. Nous ne pouvons accepter l’amateurisme quand il s’agit de conditions de travail.
21 novembre 2007
UN DISCOURS QUI SE VEUT « MOTIVANT »

Pour la CFTC, le projet est ambitieux mais réalisable si les moyens promis sont au rendez vous. Effectivement la direction laisse entrevoir pour une fois un avenir au delà de 2010, puisque elle fixe des challenges à tenir pour 2013. Développer de nouveaux produits, investir, voire des emplois… bien que la direction préfère parler d’augmenter la productivité !!!
Est-ce un message d’espoir ???
Pour des raisons que vous comprendrez, nous ne pouvons donner plus de détails au vu des événements actuels.
La CFTC n’a pas donné d’avis favorable lors de la consultation du CE, car il nous manque l’essentiel : Le projet industriel dans sa totalité, l’avis de l’expert du CE et du ministère de l’économie.
Sur l’autel des sacrifices, la CFTC tient à rappeler qu’une fois de plus ce sont les salariés d’Altis qui ont payé le lourd tribu.
Alors un peu de modestie l’avenir dira si cela valait vraiment le coup.
12 novembre 2007
Participer à notre enquête
- Préciser la nature et le contenu de la souffrance du personnel dans leur rapport au travail. Il s'agit donc d'une enquête destinée a toutes et tous et non d'une évaluation quantitative ou comparative.
- Saisir les sources de cette souffrance. - Apprécier les liens entre la souffrance et les conditions de travail «spécifiques» d’Altis.
- Dégager des voies spécifiques de réflexion susceptibles de déboucher sur des solutions aux souffrances au travail. Faire progresser le débat sur l'organisation du travail chez ALTIS.
Lien enquête : http://www.cftcaltis.com/index.php?option=com_poll&Itemid=38

